Fréderic Bastiat (1801-1850)

 

"L'Etat c'est la grande fiction par laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde."

Ces mots de Frédéric Bastiat constituent l'une des définitions les plus accablantes dans l'histoire des gouvernements.

Né  fils de marchand en 1801 à Bayonne, en France, Bastiat est orphelin avant son dixième anniversaire. Bastiat était un agriculteur de métier qui est devenu politicien plus tard. Par conséquent, ses observations sur l'homme et la société sont tirées de l'expérience et l'observation personnelles, plutôt que des théories d'un savant.

Bastiat entre dans l'arène publique à la suite de son soutien à Richard Cobden et de ses efforts pour le droit de la ligue anglaise Anti-Corn. Son discours éloquent et persuasif contre le protectionnisme lui valut une reconnaissance publique et fit une impression immédiate sur le peuple français. Il suivit rapidement le succès de son pamphlet initial par la publication de plusieurs livres importants et d'essais, y compris Harmonies économiques, Sophismes Économiques, Essais sur l'économie politique et l'essai universellement populaire La loi. Il a commencé à travailler sur un mémoire intitulé Harmonie des lois sociales, qui aurait été son opus magnum, quand il est mort prématurément à l'âge de 49 ans en 1850.

Bastiat n’était pas un iconoclaste progressiste. Il caractérise cette espèce rare de la démocratie libérale qui détient une croyance profonde et puissante en un Dieu personnel et transcendant, et qui intègre cette croyance en une philosophie sociale se centrant sur l'idée que lorsqu'elle est laissée seule, la société sera plus clairement à l’image de la sagesse et de l'intention de son Créateur. Bastiat le dit: « Je crois que Celui qui a arrangé le monde matériel ne devait pas rester étranger aux arrangements du monde social »

Selon Bastiat, lorsque des dispositions sociales de la société ne sont pas correctement ordonnées, quand elles sont contrôlées par un petit nombre tout-puissant, l'ordre naturel et spontané, qui a besoin de fonctionner librement pour que l'harmonie sociale soit atteinte, est entravé, et entraînera le chaos social. En effet, comme il l’a lui-même observé «La doctrine qui place la force motrice de la société dans les législateurs et les résultats du gouvernement  imposent des responsabilités écrasantes sur eux dans des domaines où il devrait n’y en avoir aucune. Si il y a la souffrance, c’est la faute du gouvernement, si il y a la pauvreté, c’est la faute du gouvernement - N'est-il pas le moteur général et unique de la société? Si le moteur n'est pas bon, il doit être jeté et remplacé par un autre. »